Santé

LA TIQUE

Un reportage sur la maladie de Lyme :

 

Plus d'infos sur http://www.tiquatac.org/tiques/piqure-de-tiques.html 




SACS PLASTIQUES, ATTENTION DANGER !!

La conservation ou le transport de champignons frais dans des emballages et récipients ne laissant pas passer l'air, par exemple les sacs en plastique, peut provoquer une décomposition des protéines par fermentation. On constate relativement rapidement un dégagement de chaleur et la formation de substances toxiques telles la putrécine, la cadavérine, l'histamine, etc.. Ces produits de décomposition peuvent provoquer de graves intoxications.

Par conséquent, n'utilisez pour vos champignons que des récipients laissant passer l'air. Ne les entassez pas, mais disposez-les de façon à ce que l'air circule librement. Le panier en osier peu profond et assez large est le récipient le plus adéquat. Le sac en étoffe peut convenir pour des petites récoltes.




BOIRE OU RANDONNER, FAUT IL CHOISIR ?

 On parle beaucoup de ce qu’il faut manger pour fournir des efforts en randonnée. Très peu, par contre,  sur l’hydratation ! Et pourtant, boire est essentiel ; sans eau, pas de vie ! L’eau représente environ 70% du poids du corps et ce taux doit rester le plus constant possible.

Comment agit cette eau dans notre corps?
Elle baigne les cellules, assure la bonne fluidité du sang  qui leur apporte les éléments nutritifs et évacue leurs déchets. Elle règle la température du corps qui doit rester constante autour des 37° . La transpiration  est un des seuls moyens d’évacuer un excès de chaleur ( due la température ambiante ou produite par l’ effort de l‘organisme).

Pour bien comprendre les règles qui régissent une bonne hydratation, il faut bien évaluer les besoins en eau de l’organisme, et adapter les apports pour équilibrer les pertes.
Mais il faut savoir : On  ne boit jamais trop, l’excédent est éliminé sans inconvénient.

Quels sont les besoins en eau de l'organisme ?

Les besoins de base quotidiens :En dehors de toute activité, l’organisme a besoin de compenser ses pertes habituelles :
- dans les selles , soit  0,1 à 0,2 l. d’eau,
- dans la vapeur d’eau perdue en expirant, la sudation « normale », soit env. 0,8 l.
- dans les urines  qui évacuent les déchets,  soit 0,5 l. au minimum
Une simple addition, on arrive à 1,5 l. , besoin minimum de l’organisme en dehors de tout effort !!

Les besoins dus à l’effort :L’organisme est une machine à très mauvais rendement :  75% de l’énergie produite pour fournir l’effort sont transformés en chaleur et ces calories doivent être évacuées sous peine d’accroître la température centrale. Si l’on prend un exemple simple : en 3 heures de randonnée en plaine, on va consommer environ 1000Kcal.  750 sont transformées en chaleur à évacuer : pour cela,  il faudra donc 750/0,6 ml c’est à dire 1,250 l. d’eau !!!!!  ( 0,6Kcal pour 1g d’eau évaporée).

Si l’on additionne seulement  besoins quotidiens et  besoins de l’effort de la randonnée, on évalue déjà nos besoins à 3 litres en moyenne !

Un autre facteur est à prendre en compte :

Les besoins liés aux conditions climatiques :Température  et humidité /sécheresse de l’air modifient les besoins. Dans le désert, il fait chaud et sec, on n’a pas l’impression de transpirer et pourtant l’évaporation est énorme, une déshydratation sévère peut survenir en quelques heures . Une étude a montré que les besoins lors d’une randonnée dans un désert où il fait chaud, sont de l’ordre de  9 à 14 litres d’eau ! En milieu tropical, la chaleur et l’humidité importantes rendent la progression plus difficile, les besoins de l’organisme deviennent importants. La sécheresse de l’air , même sans chaleur ni effort, peut être une source de déshydratation. Les moines tibétains absorbent, sur leurs hauts plateaux, en dehors de tout exercice, en moyenne 35 tasses de thé par jour, soit près de 8 litres.

Comment compenser les pertes en eau ?
Pour  simplifier notre exposé,  on va considérer que les sels minéraux perdus en même temps que l’eau seront apportés par l’alimentation normale. Il nous suffit donc de remplacer l’eau perdue par de l’eau, sous toutes ses formes.

Où trouver cette eau ?
- dans l’alimentation quotidienne : certains aliments comme les agrumes ou les tomates contiennent plus de 70% d’eau)
- dans tous les liquides : les boissons dites énergétiques, le café, le thé, le bouillon et même dans l’eau … de la fontaine !

Consommons  à peu près ce que nous perdons et nous éviterons les ennuis évoqués par la suite. Pas  toujours facile d’emporter la quantité nécessaire pour une journée d’été :  porter 5 litres d’eau, c’ est lourd , on y regarde à deux fois . Il est le plus souvent possible de se réapprovisionner en chemin, soit à une fontaine, soit dans un ruisseau . Dans ce dernier cas, ne pas oublier d’ajouter  une petite tablette désinfectante et laisser agir une heure pour rendre l’eau potable.

Quand boire ?Mieux vaut  de boire quelques gorgées toutes les demi-heures (ou plus souvent si nécessaire), plutôt qu’une grande quantité lors de pauses moins fréquentes. Il ne faut surtout pas attendre d’avoir soif pour boire ! A la pause, bien s’hydrater avec les  aliments et boissons sortis du sac. Absorber 1,5 l. de liquides au cours d’une randonnée «  normale «  de plusieurs heures semble  un minimum raisonnable. Et le soir en arrivant, boire abondamment pour compenser  le déficit quasi obligatoire de la journée, c’ est essentiel.

Que boire ? Tout ce qui contient de l’eau, on l’a vu précédemment

Comment se manifeste la déshydrations ?
- Tout d’abord une fatigue intense, inexpliquée (un déficit en eau de 2% du poids du corps entraîne une diminution d’énergie de 20%).
- La soif, parfois mais pas toujours.
- Peu ou  pas d’urines émises, de coloration foncée.

Quelles précautions à prendre, à part boire  ?Ce sont les règles de bon sens !
-  Pas de randonnée aux heures les plus chaudes en été ;
-  Le  vêtement adapté à chaque moment, pour  ne pas prendre froid mais aussi de ne pas avoir trop chaud ; c’est vrai,  en fonction du moment, on passe son temps à mettre des couches et à les retirer !
- Effort modéré lorsqu’il fait chaud, pour limiter la production de chaleur.

Quels sont les accidents liés à la déshydratation ?
La chaleur (subie ou produite par l’effort) doit être impérativement évacuée pour que notre organisme reste à  37°.
Comment est-elle évacuée ? le sang la transporte du centre vers la périphérie de notre corps où il est rafraîchi par la transpiration de la peau.
Si le sang est trop épais par manque d’eau, le système de refroidissement va s’enrayer et on va au devant des ennuis, du  plus bénin au plus grave.

Les crampes de chaleur Elles surviennent pendant un  effort intense qui fait beaucoup transpirer , même s’il ne fait pas chaud.
Que faire :
  Étirer progressivement le membre atteint jusqu’à l’allonger , la douleur  va s’apaiser;
Repos et réhydratation abondante, en quelques heures, la crise est finie.

L’insolation Deux facteurs se conjuguent :  chaleur importante, le plus souvent avec un fort ensoleillement, et déshydratation intense.
Au repos , on ressent une fatigue intense avec souvent de violents maux de tête, nausées, sueurs froides.
La peau est humide et froide,  la température est normale.
Que faire :
Repos  pendant au moins douze heures dans un endroit frais et obscur
Compensation progressive du déficit tant en eau qu’en sels minéraux : eau gazeuse, coca, bouillon, avant de reprendre une activité très progressivement.

Le coup de chaleur hyperthermique C’est l’accident le plus grave qui puisse survenir.
Il n’y a pas forcément du soleil, mais la température ambiante est souvent élevée avec parfois une grande humidité .
La déshydratation devient si intense que la régulation thermique tombe en  panne, il n’y a plus de transpiration, plus de refroidissement du sang.
Mêmes symptômes que pour l’ insolation mais avec deux différences majeures :
- La peau est sèche,
- La température est élevée .
Que faire :
Sans  traitement , on peut  mourir.
Mettre le patient en position de sécurité, le refroidir par tous les moyens possibles ( linges froids, bains froids) et immédiatement appeler les secours.

Mais vous n’en arriverez pas là  … par une hydratation régulière, abondante tout au long de la randonnée,  et encore plus, le soir, pour compenser un éventuel déficit.

Dr Pierre Josué
Médecin fédéral Commission Médicale FFRandonnée


 LE MYSTÈRE DE LA MYRTILLE TUEUSE

 C'est une histoire qui circule fréquemment dans les groupes de randonneurs marchant en forêt. Il ne faudrait plus ramasser ni manger les myrtilles, mais aussi les fraises des bois, les framboises, voire les pissenlits et les salades sauvages...

Qu'en est-il exactement ?
Le docteur Eric Bosc, médecin de la FFRandonnée, lève un peu le voile sur ce mystère des sous-bois.
Doit-on craindre pour sa santé, lorsqu'on croque une myrtille ou une fraise des bois ?
Oui, c'est exact, il existe une maladie grave à évolution très lente, appelée “échinococcose alvéolaire”. Cette maladie est liée à la présence, chez l'homme, d'œufs issus d'un parasite de la famille du tænia : l'échinocoque. Le cycle de ce parasite fait intervenir le renard et le chien domestique, mais aussi les petits rongeurs. C'est en mangeant des baies sauvages souillées par des déjections de renard, ou au contact de son chien, que l'homme peut être contaminé accidentellement. Il peut développer, après dix ou vingt ans d'évolution, une maladie grave touchant essentiellement le foie et les poumons.

Cette maladie fait-elle beaucoup de victimes ?
L'échinococcose alvéolaire est une maladie rare. On déplore dix à vingt nouveaux cas par an en France, surtout en Franche-Comté, Lorraine, Rhône-Alpes et Auvergne. Il semble que des basses températures hivernales soient nécessaires pour le développement du cycle parasitaire.

Doit-on renoncer à ces fruits défendus ou existe-t-il un moyen de prévention ?
Il existe en effet un moyen de prévention. Si le froid ne détruit pas le parasite, et serait peut-être même favorable à son développement, la chaleur, elle, détruit le parasite à 60°C. Mieux vaut donc cuire les baies sauvages, pour réaliser d'excellentes tartes ou confitures, que les consommer crues et à la cueillette, spécifiquement dans les régions à risque.